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Coup de pouce pour l’emploi à domicile

Coup de pouce pour l’emploi à domicile

Pour favoriser les emplois à domicile et encourager les particuliers à embaucher ainsi qu'à déclarer le nombre d'heures des personnes qu'ils emploient, le gouvernement a décidé d'alléger les charges sociales pour les salariés à domicile et de diminuer les cotisations pour les particuliers qui les embauchent. 

Cette mesure, actée depuis décembre 2015, contrairement au dispositif précédent qui limitait l'allègement aux gardes d'enfants, concerne aujourd'hui tous les services à la personne, soit : les gens de ménage, l'aide aux personnes du troisième âge, les baby-sitters embauchées à court ou long terme, le soutien scolaire à domicile, les travaux de jardinage, de bricolage, l'aide aux personnes handicapées, les courses, l'accompagnement, etc...

Pour tous ces services, l'état prévoit, pour les particuliers qui embauchent, un abattement forfaitaire sur les cotisations sociales de 2€ de l'heure, soit une nette augmentation par rapport aux 0,75 centimes mis en place avant 2014 et une petite augmentation par rapport aux 1,50€, élus, à partir de cette date. 

Quoiqu'il en soit, cette baisse des cotisations sociales devrait intéresser plus de trois millions et demi de foyers qui embauchent à domicile et coûter à l'état 225M€ (millions d'euros. 

Un vrai bénéfice pour l'employeur

Le travail au noir n'a plus lieu d'être et d'ailleurs si l'état favorise ainsi les particuliers qui embauchent à domicile, c'est aussi pour éviter, autant que faire se peut, les embauches non-déclarées. Avec ces 2 euros en moins sur ses cotisations, pour chaque heure payée à l'homme ou la femme de service qui travaille chez lui, le particulier réalise une véritable économie. Un exemple : pour un jardinier employé 2 heures par semaine à 10€ de l'heure, il n'en coûtera à l'employeur que 16€ au lieu de 20, soit sur l'année, 832€ au lieu de 1.040, soit une économie de 208€ en tenant compte de l'ensemble des réductions sociales et fiscales.

Une lutte constante contre le travail au noir

Conjointement aux différentes mesures fiscales, cette baisse des cotisations doit pousser tous les particuliers à déclarer leur employé. "Il faut lutter contre le travail au noir" souligne Marie-Béatrice Levaux, la présidente de la Fédération des Particuliers Employeurs de France et de rajouter, "ne pas déclarer son employé, c'est le payer plus cher que celui qui le déclare". 

Une mesure, en conclusion, qui ne peut que promouvoir ce secteur de l'emploi et, à terme, n'avoir au fil du temps que des effets bénéfiques.